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Chapitre 5 - L'Ordre du Phénix

"Ta mère ? demanda Harry"
"Ma chère vieille mère, oui," dit Sirius. "Nous avons essayé de la décrocher pendant un mois mais nous pensons qu'elle a mis un charme d’accroche sur toute la toile.
Vite, descendons les escaliers avant qu'elle se réveille de nouveau."
"Mais qu'est ce qu'un portrait de ta mère fait ici?" demanda Harry dérouté pendant qu'ils sortaient du hall par la porte et descendaient les étroits escaliers en pierre, les autres suivants juste derrière eux.
"Personne ne te la dit? C'est la maison de mes parents" dit Sirius. "Mais je suis le dernier Black vivant maintenant. J'ai offert cette maison à Dumbledore pour qu'elle devienne son quartier général - C'était d'ailleurs la seule chose que je pouvais faire."

Harry, qui s'était attendu à un meilleur accueil, nota que la voix de Sirius était froide et dur. Il suivit son parrain au bas de l'escalier et traversèrent une porte donnant accès à une cuisine en sous-sol.
Elle était à peine moins sombre que le hall, et elle ressemblait à une caverne qui aurait eu des murs de briques rouges. La lumière supplémentaire venait d'un grand feu qui brûlait au fond de la salle. Un nuage de fumée flottait près du plafond d'ou pendaient des plats en fer et des casseroles. Plusieurs chaises avaient été amenées dans la pièce pour la réunion et une longue table en bois était posée au milieu de celles-ci. Sur cette table étaient posées des bouteilles de vin vides, des gobelets, des morceaux de parchemin enroulés et ce qui devait être un tas de chiffons. M. Weasley et son fils aîné Bill discutaient tranquillement ensemble au bout de la table.
Mme Weasley râcla sa gorge et son mari qui avait également les cheveux rouge vif qu’il avait d’ailleurs transmis à toute la famille tourna la tête et se leva de son siège.
"Harry!" dit M. Weasley en se précipitant vers lui et en lui serrant vigoureusement la main. "Je suis content de te voir!"


Harry regarda par dessus son épaule et vit Bill, dont les cheveux coiffés en queue de cheval étaient encore plus longs, enroulait hâtivement des parchemins sur la table.
"La journée a été bonne, Harry?" demanda Bill qui essayait de rassembler une douzaine de parchemins dans sa main. "Fol-Oeil ne t'aurait pas fait passer par le Groenland par hasard?
"Il a essayé," dit Tonks, qui avança à grands pas vers Bill pour l'aider et immédiatement, elle renversa la cire chaude d'une bougie sur le dernier parchemin ouvert. "Oh non ! excuse-moi-"
"Venez ici, ma chère," dit Mme Weasley d'une voix ou on sentait l'exaspération, et elle répara le parchemin en un coup de baguette. Dans le flash que provoqua la baguette de Mme Wealsey, Harry vit que sur le parchemin était dessiné le plan d'un bâtiment.
Mme Weasley l'avait vu regarder et elle sortit vivement le plan de la table en le mettant dans les bras déjà pleins de Bill.


Ce genre de choses auraient du disparaître rapidement à la fin de la réunion," lança-t-elle avant de se déplacer vers un vaisselier duquel elle sortit les plats du dîner.
Bill sortit sa baguette, marmonna un bref 'Evanesco' et les parchemins disparurent.
"Assieds toi, Harry," dit Sirrius. "Tu as déjà rencontré Mundungus, non?"
La chose que Harry avait pris pour une pile de torchons fit un long ronflement et se réveilla en sursaut.
"Quelqu'un a dit m'nom?" marmonna Mundungus encore sommeillant. "Je suis d'accord avec Sirius..." Il leva une main crasseuse en l'air comme si il pensait voter, s'affaissa et referma les paupières.
Ginny pouffa de rire.
"La réunion est terminé, Dung," dit Sirius, alors qu'ils s'asseyaient tous à la table autour de lui. "Harry est arrivé."
"Eh?" dit Mundungus. "Mince alors...t' va bien, 'Arry?"
"Ouais," repondit Harry.
Mundungus fouilla nerveusement dans sa poche, regardant encore Harry, et sortit une pipe noire. Il la mit dans sa bouche, l'alluma avec le bout de sa baguette, et prit une profonde inspiration. Une seconde plus tard, un gros nuage de fumée alla rejoindre celui qui planait près du plafond.
"Je te dois quelque chose," grogna une voix au milieu du nuage malodorant.
"Pour la dernière fois, Mundungus," lança Mme Weasley, "Veux tu bien ne pas fumer cette chose dans la cuisine et plus précisément quand on mange!"
"Ah," dit Mundungus. "Excuse moi, Molly."
Le nuage de fumé disparu lorsque Mundungus fourra sa pipe dans sa poche, mais une odeur de linge brûlé apparu.


"Et si vous voulez dîner avant minuit, j'aurais besoin d'aide," dit Mme Weasley. "Non, tu peux rester assis, Harry, tu as eu une longue journée."
"Que faut il faire Molly?" dit Tonks avec enthousiasme, en s'approchant d'elle.
Mme Weasley hésita et la regarda avec appréhension.
"Euh - non, c'est bon, Tonks, toi aussi tu peux rester assise, tu en as fait assez aujourd'hui."
"Non, Non, je veux aider!" dit vivement Tonks en faisant tomber une chaise alors qu'elle se dirigeait vers le vaisselier, ou Ginny récupérait les couverts.
Bientôt une série de couteaux s'occupaient de la viande et des légumes sous la supervision de M. Weasley, pendant que Mme Wealsey remuait une chaudron qui chauffait au dessus du feu et les autres installaient les assiettes, les gobelets et la nourriture pour le repas. Harry était resté à table avec Sirius et Mundungus, qui était encore plus triste.
"Tu as vu la vieille Figgy depuis?" demanda t'il.
"Non," dit Harry, "je n'ai vu personne."
"Je sais, je n'aurais pas du partir," dit Mundungus. Puis pour se justifier, il ajouta, "mais j'avais une belle opportunité commerciale"
Harry senti quelque chose se glisser contre son genou ce qui le fit sursauter, mais c'était seulement Pattenron, le chat d’ Hermione, qui pour la première fois venait se coller à son genou en ronronnant. Puis il sauta sur les genoux de Sirius qui le caressa avec absence. Sirius se tourna vers Harry, le visage toujours lugubre.


"As-tu passé de bonnes vacances d'été loin d'ici?"
"Non, c'était infect," dit Harry.
A ce moment là, quelque chose comme un sourire passa sur le visage de Sirius.
"Ne te plains pas comme ça, moi c'était pire."
"Quoi?" dit Harry incrédule.
"Personnellement, j'ai été content que l'attaque des détraqueurs arrive. Ce fut quelque chose qui brisa la monotonie. Tu pensais que tu étais mal loti… Au moins toi tu pouvais sortir dehors et te dégourdir les jambes, te battre... Moi, Je suis resté cloîtré à l'intérieur depuis un mois."
"Pourquoi ça?" demanda Harry en fronçant les sourcils.
"Parce que le ministère de la magie me poursuit encore, et Voldemort sait maintenant que je suis un animagus, Wormtail te le dira. Aussi mon meilleur déguisement est inutile. Et il n'y pas grand chose que je puisse faire pour l'Ordre du Phœnix...ou Dumbledore."
Il y eu une vibration dans la voix de Sirius quand il prononça le nom de Dumbledore ce qui dit à Harry que Sirius, aussi, n'était pas en accord avec le Directeur. Harry sentit une soudaine vague d'affection pour son parrain.


"Au moins tu sais ce qu'il se passe," dit ironiquement Harry.
"Oh oui," dit Sirius sarcastique, "Ecouter les rapports de Rogue, faisant allusion au fait qu’il va risquer sa vie pendant que je reste ici à prendre du bon temps et me demandant si le nettoyage avance -"
"Quel nettoyage?" demanda Harry.
"Essayer de faire de cet endroit une habitation humaine," dit Sirius en montrant du doigt les murs de la cuisine. "Personne n'a vécu ici depuis dix ans, depuis que ma chère mère est morte, et inutile de compter sur sa vieille elfe de maison, elle pourrait se tordre le poignet..."
"Sirius," dit Mundungus, qui n'avait pas semblé être intéressé par la conversation, mais qui regardait un gobelet vide, "C'est de l'argent mon ami, non?"
"Oui," dit Sirius, en le surveillant avec dégoût. "Ce sont des gobelets qui ont plus de 50 siècles, et ont été fabriqués par ma famille."


"Je pense que ça vaudrait beaucoup," marmonna Mundungus qui le polissait avec sa manche.
"Fred - George - N'EN PORTEZ QU'UN A LA FOIS!" cria Mme Weasley.
Harry, Sirius et Mundungus regardèrent autour d'eux et en moins d'une demi-seconde, ils avaient plongés loin de la table. Fred et George avaient enchanté un grand chaudron de ragoût, une bonbonne de bière au beurre, une lourde planche à pain en bois et le couteau qui la complétait. Cet ensemble, se déplaçait en l'air vers eux. Le ragoût dérapa sur tout le long de la table et s'arrêta juste avant le bord, ce qui laissa une grande trace de brûlé sur la surface en bois; la bonbonne de Bière Au Beurre atterrit d'un seul coup avec un violent "crash", ce qui répandit tout son contenu un peu partout; Le couteau glissa à l'extérieur de la planche et alla se planter en vibrant de façon inquiétante à l'endroit ou était la main droite de Sirius quelques secondes avant.


"MINCE ALORS!" cria Mme Weasley. "IL N'Y EN AVAIT PAS BESOIN - J'EN AI ASSEZ DE CA - JUSTE PARCE QUE VOUS ETES AUTORISES A UTILISER LA MAGIE MAINTENANT, VOUS NE DEVEZ PAS SORTIR VOS BAGUETTES TOUT LE TEMPS POUR LA MOINDRE PETITE CHOSE!"


"Nous avons juste essayé de gagner un peu de temps!" dit Fred, qui se déplaçait à grands pas vers le couteau pour le sortir de la table. "Excuse-moi, Sirius, - je ne voulais pas -"
Que ce soit Harry ou Sirius, les deux étaient en train de rigoler; Mundungus, qui avait fait basculer sa chaise par terre, jurait en se remettant sur pied; Pattenrond avait poussé un sifflement de mécontentement et s'était jeté sous la table, d'ou ses larges yeux jaunes brillaient dans l'obscurité.
"Mes enfants," dit M. Weasley en remettant le ragoût au milieu de la table, "Votre mère a raison, vous êtes supposés montrer à votre âge un certain sens des responsabilités "
"Aucun de vos frère n'a causé cette sorte de problème!" dit Mme Weasley rageant contre les deux jumeaux alors qu'elle posait une nouvelle bonbonne de Bière au beurre sur la table. "Bill n'avait pas besoin d'apparaître à chaque fois! Charlie ne jetait pas des charmes à tous ceux qu'il rencontrait! Percy…"
Elle s'arrêta brutalement, retenant sa respiration avec un regard d'effrois vers son mari, dont l'expression était soudainement devenu inexpressive.


"Commençons à manger," dit Bill rapidement.
"Ca a l’air délicieux, Molly," dit Lupin, en lui servant une part de ragoût.
Il y eu plusieurs minutes de silence, seulement troublées par la tintement des assiettes et le grincement des chaises alors que tout le monde s'installait à table pour manger. Puis Mme Weasley se tourna vers Sirius.


"Je voulais te dire, Sirius, il y a quelque chose qui a été pris au piège dans le bureau de la salle de dessin, ça s'agite bruyamment et ça le fait trembler. Bien sûr, ça pourrait juste être un Epouvantard, mais je pensais demander à Alastor de jeter un oeil dessus avant de le faire sortir."
"Comme tu veux," dit indifféremment Sirius.
"Les rideaux là bas sont aussi très sales," commença Mme Weasley. "Je pensais qu'on pourrait les changer demain."


"On regardera ça," dit Sirius. Harry entendit le sarcasme dans sa voix, mais il n'était pas sûr que quelqu'un d'autre l'aie remarqué.
En face de Harry, Tonks s’entretenait avec Hermione et Ginny de la transformation de son nez entre les pleines lunes. Elle releva les yeux qui avaient la même expression désolée qu'au moment ou ils étaient dans la chambre de Harry, puis elle l'allongea comme pour former un bec d'oiseau qui ressemblait à celui de Rogue. Apparemment, c'était un entraînement régulier, parce que Hermione et Ginny essayaient de rechercher avec elle le nez qui lui irait le mieux.
"La ça ressemble à un museau de cochon, Tonks."
Tonks obligea Harry à lever la tête et ce dernier crut qu'une Dudley femelle était en face de lui assis sur la table.


M. Weasley, Bill et Lupin étaient rentrés dans une intense discussion sur les gobelins.
"Ils ne donnent jamais rien," dit Bill. "Je ne me demande même plus si ils croient que c'est possible. Bien sur, ils pourraient préférer rester chacun de leur côté. 'Défense d'entrer' voila ce qu'ils connaissent."
"Je suis sûr qu'ils ne sont pas revenus vers Vous-Savez-qui," dit M. Weasley en acquiescant. "Ils ont souffert de lourdes pertes eux aussi; rappelez vous qu'une fois, une famille de Gobelins s'est fait assassiner, quelque part près de Nottingham."
"Ca dépend de ce qu'ils leur proposent," dit Lupin. "Et je ne parle pas de l'or. Si ils leur proposent la liberté, que nous leur refusons depuis des siècles, peut être qu'ils vont changer d’avis. Tu n'as pas eu de chance avec Ragnok, Bill, si?"


"Il se sent complètement anti-sorcier en ce moment," dit Bill, "Il est toujours en colère à propos du marché de Bagman, il reproche au ministre de ne pas l'avoir couvert. Ces gobelins ne veulent jamais donner leur or, tu sais -"
Un éclat de rire au milieu de la table noya le reste des paroles de Bill. Fred, George, Ron et Mundungus étaient en train de se balancer sur leurs sièges.
"...et alors," étouffa Mundungus, les larmes descendants sur son visage, "et alors, si tu pouvez croire ça, il me dit, il dit 'Il, Dung, D'ou Didja a t'lle prit tous ces crapaud?" parce que -"
"Je ne pense pas que nous ayons besoin d'en entendre plus sur ton commerce, Mundungus, merci beaucoup," dit Mme Weasley d'une voix coupante, alors que Ron s'effondra de rire sur la table.
"Excuse moi, Molly," dit Mundungus, en faisant un bref clin d’œil à Harry. "Mais tu sais, je n'ai rien dit de mauvais."


"Je ne sais pas ou tu as appris ce qui est bien ou mal, Mundungus, mais tu sembles avoir manqué des leçons cruciales," dit Mme Weasley froidement.
Fred et George plongèrent leur visage dans leurs gobelets de Bière au Beurre; George avait le hoquet. Pour une raison inconnue, Mme Weasley lança un regard désagréable à Sirius avant de se mettre debout pour aller prendre un gros crumble à la rhubarbe. Harry regarda vers son parrain.
"Molly n'approuve pas Mundungus," dit Sirius avec compréhension.
"Comment ça ce fait qu'il soit dans l'Ordre?" dit Harry tranquillement.
"Il est utile," marmonna Sirius. "Il connaît tous les escrocs - bien qu'il ne veuille pas le dire, il en est un lui même. Mais il est aussi très loyal envers Dumbledore, qui l'aide à sortir de l'alcoolisme dans lequel il est tombé. Ca sert d'avoir quelqu'un comme Dung avec nous, il entends des choses que nous ne pouvons entendre. Mais Molly pense que l'inviter à dîner c'est aller trop loin. Elle ne lui a pas pardonné d'être parti au lieu d'assurer ta protection."


Trois parts de crumble à la rhubarbe et une crème anglaise plus tard, le pantalon de Harry était inconfortablement tendu (ce qui le changeait des anciens jeans de Dudley). Quand le repas fut terminé, les conversations se turent: M. Weasley se balançait sur sa chaise, relaxé; Tonks avait fini de s'amuser avec son nez qui était redevenu normal; et Ginny, caressait Pattenron qui était couché sur ses genoux et léchait de la Bière au Beurre dégoulinant de la chaise.


"Il sera bientôt temps d'aller au lit," dit Mme Weasley en baillant.
"Non pas encore Molly," dit Sirius en poussant loin de lui son assiette vide et se tournant vers Harry. "Tu sais, tu m'as surpris. Je pensais que la première chose que tu aurais fait en venant ici s'aurait été de commencer par poser des questions sur Voldemort."
L'atmosphère dans la chambre changea avec une rapidité qui rappelait à Harry l'arrivée des détraqueurs. Une seconde avant, elle était tranquille et relaxée, maintenant, elle était en alerte et tendue. Un frisson avait parcouru la table lorsque le nom de Voldemort avait été prononcé. Lupin, qui buvait son verre de vin à petites gorgées, l'observait maintenant lentement, le regard vide.
"C'est ce que j'ai fait!" dit Harry indigné. "J'ai demandé à Ron et Hermione, mais ils disaient qu'ils n'étaient pas autorisés à rentrer dans l'Ordre, alors".


"Et ils avaient tout à fait raison," dit Mme Weasley. "Vous êtes trop jeunes."
Elle s'était enfoncée encore plus dans son fauteuil.
"Depuis quand est ce que quelqu'un doit être dans l'ordre pour poser des questions?" demanda Sirius. "Harry a été piégé dans sa maison Moldue depuis un mois. Il a le droit de savoir ce qui est arrivé-"
"Attends!" dit Georges bruyamment.
"Pourquoi, Harry a le droit d'avoir des questions à ses réponses?" dit Fred mécontent.
"Nous avons essayé d'obtenir ne serait-ce que la plus infime information depuis un mois et vous ne nous avez rien dit!" dit Georges.


"'Vous êtes trop jeunes, vous n'êtes pas dans l'Ordre,'" dit Fred, avec une voix aiguë qui sonnait comme leur mère. "Harry non plus n'a pas l'âge!"
"Ce n'est pas ma faute si vous n'avez pas été mis au courant de ce que faisait l'Ordre," dit calmement Sirius," c'est une décision de vos parents. Harry, c'est autre chose-"
"Ca ne te revient pas décider ce qui est bon pour Harry!" dit Mme Weasley d'une voix aiguisé. L'expression de son gentil visage était devenue dangereuse. "Tu n'as pas oublié ce que Dumbledore a dit, je suppose?"
"Qu'a t'il dit?" demanda poliment Sirius, mais avec l'air de quelqu'un qui se prépare à une bataille.
"Il a dit de ne dire d’autre à Harry que ce dont il a besoin de savoir," dit Mme Weasley, accentuant sur les trois derniers mots.


La tête de Ron, Hermione, Fred et George se déplaçaient de Sirius à Mme Weasley comme s'ils regardaient un match de tennis. Ginny fixait une pile de bouchons de Bièreaubeurre abandonnée, puis elle regarda la conversation avec la bouche légèrement ouverte. Les yeux de Lupin étaient fixés sur Sirius.

"Je n'ai pas l'intention de lui dire plus que ce qu’il a besoin de savoir, Molly," dit Sirius. "Mais il a quand même été le seul à voir revenir Voldemort"(il y eut de nouveau un frisson collectif à l'écoute de ce nom) "Il y a plus droit que les autres -"
"Il n'est pas membre de L'ordre!" dit Mrs Weasley. "Il a seulement 15 ans et -"
"Et il a déjà donné plus que certains de l'Ordre," dit Sirius.
"Personne ne rejette ce qu'il a fait!" dit Mrs Weasley, dont la voix augmentait, ses poings faisaient trembler ses bras et sa chaire. "Mais il n'a encore que-"
"Il n'est plus un enfant!" dit Sirius impatiemment."
"Il n'est pas non plus un adulte!" dit Mrs Weasley dont les joues se coloraient de plus en plus. "Il n'est pas James, Sirius!"


"Je sais parfaitement qui il est, merci, Molly," dit froidement Sirius.
"Je ne suis pas sûr de ça!" dit Mrs Weasley. "Parfois, la façon dont tu lui parle fait penser que tu pense que ton meilleur ami est revenu!"
"Je ne le suis pas?" dit Harry.
"Bien sur que non, Harry, tu n'es pas ton père, cependant, c'est vrai que tu lui ressemble beaucoup!" dit Mrs Weasley, ses yeux encore plongés dans ceux de Sirius. "Tu es encore à l'école et un adulte responsable ne devrait pas oublier ça!"
"Cela signifie t'il que je suis un parrain irresponsable?" demanda Sirius dont la voix était monté d'un cran.
"Ca signifie que tu as fait des actes irréfléchis, Sirius, et c'est pourquoi Dumbledore te demande de rester à la maison et-"
"Nous tenons toutes nos instructions de Dumbledore et seulement de lui, merci!" dit fortement Sirius.
"Arthur!" dit Mrs Weasley, se tournant vers son mari. "Dit quelque chose!"
M. Weasley n'avait pas parlé une seul fois depuis le début. Il enleva ses lunettes, les essuya lentement sur sa robe et les remit sur son nez puis il répondit.
"Dumbledore sait que la situation a changé, Molly. Il accepte que Harry soit mit au courant, jusqu'a un certain point, maintenant qu'il est au quartier général."
"Oui, mais il y a une différence avec le fait de l'inviter à demander ce qu'il veut savoir!"
"Personnellement," dit Lupin tranquillement en regardant Sirius de loin, alors que Mrs Weasley tourna la tête rapidement vers lui, espérant qu'elle allait finalement avoir un allié, "Je pense que ce serait mieux que Harry connaisse les faits. Pas tous les faits, Molly, mais le tableau général, par nous, plutôt qu'une version déformée par...quelqu'un d'autre."


Son expression était douce, mais Harry était sûr, au moins, que Lupin savait que les oreilles extensibles avaient survécu à l'épuration de Mrs Weasley.
"Bien," dit Mrs Weasley en prenant une profonde respiration et en regardant autour de la table à la recherche d'un support qui ne vint pas, "Bien...je peux voir que tout le monde est contre moi. Je ne dirai qu'une seule chose: Dumbledore doit avoir une raison pour vouloir que Harry n'en sache pas trop, et lui parler de tout ne serait pas dans son intérêt-"
"Il n'est pas ton fils," dit Sirius tranquillement.
"C'est comme si," dit férocement Mrs Weasley. "Qui sinon aurait il?"
"Il a moi!"
"Oui," dit Mrs Weasley, ses lèvres vibrantes, "mais le fait est qu'il était plus difficile pour toi de t'occuper de lui pendant que tu étais enfermé à Azkaban, non?"
Sirius commença à ce lever de sa chaise.
"Molly, tu n'es pas la seul personne qui prend soin de Harry," dit Lupin d'une voix aiguisé. "Sirius, assieds toi."
La lèvre inférieure de Mrs Weasley tremblait. Sirius retourna lentement s'asseoir sur sa chaise, son visage livide.


"Je pense que Harry devrait être autorisé à dire ce qu'il en pense," continua Lupin, "il est assez âgé pour décider pour lui-même."
"Je veux savoir ce qui c'est passé," dit Harry pour la première fois.
Il ne regarda pas Mrs Weasley. Il avait été touché par le fait qu'elle avait dit qu'il était comme son fils, mais il était aussi très impatient. Sirius avait raison, il n'était plus un enfant.
"Très bien," dit Mrs Weasley d'une voix craquante. "Ginny - Ron - Hermione - Fred - George - Sortez de la cuisine, maintenant!"


Il y eu un instant de vacarme.
"Nous avons l'âge!" Soufflèrent Fred et George ensemble.
"Si Harry est autorisé, pourquoi pas nous?" lança Ron.
"Maman, je veux entendre!" supplia Ginny.
"NON!" cria Mrs Weasley, restant debout, les yeux exorbités. "Je vous l’interdit solennellement-"
"Molly, tu ne peux empêcher Fred et George," dit M. Weasley gentiment. "Ils ont l'âge."
"Ils sont encore à l'école."
"Mais ils sont légalement adultes maintenant," dit M. Weasley d'une même voix fatigué.
Mrs Weasley avait le visage rouge de colère.
"Je - oh, très bien, Fred et George peuvent rester, mais Ron-"
"Harry nous racontera à Hermione et à moi tout ce que vous direz!" dit fortement Ron. "N'est ce pas - n'est ce pas Harry?" ajouta t'il en rencontrant les yeux de Harry.
En une demi-seconde, Harry considéra qui ne pouvait pas ne rien dire à Ron, il pouvait toujours essayer de ne pas répondre et de se cacher dans l'obscurité de la pièce, mais une impulsion le fit changer d'avis.
"Bien sur que je leur dirai," dit Harry.
Ron et Hermione rayonnaient.


"Bien!" lança Mrs Weasley. "Bien! Ginny - AU LIT"
Ginny n'y alla pas tranquillement. Ils purent l'entendre monter bruyamment les escaliers. Lupin ferma la porte et se rassit à table. Puis Sirius parla.
"Ok, Harry...Qu'est ce que tu veux savoir?"
Harry prit une profonde inspiration et posa la question qui l'obsédait depuis un mois.
"Ou est Voldemort? dit il, ignorant le frisson que provoquait à chaque fois la prononciation de ce nom. "Qu'est ce qu'il fait? J'ai essayé de regarder les nouvelles moldues, et il n'y a rien eu qui pouvait ressembler à une mort inexpliquée ou autre chose."
"C'est tout simplement parce qu'il n'y a pas encore eu de mort inexpliquée," dit Sirius, "ou pas que nous sachions, de toute façon...et nous savons beaucoup de choses."
"Plus que ce qu'il pense que nous savons," dit Lupin.
"Pourquoi a t'il arrêté de tuer des personnes?" demanda Harry. Il savait que Voldemort avait tué plus que tout le monde à lui seul.


"Parce qu'il ne veut pas attirer l'attention sur lui," dit Sirius. "Ca pourrait être dangereux pour lui. Son retour ne s'est pas passé comme il l'avait prévu, tu sais. Il a manqué quelque chose."
"Ou plutôt, il t'a manqué," dit Lupin avec un sourire de satisfaction.
"Quoi?" demanda Harry, perplexe.
"Tu n'étais pas censé survivre!" dit Sirius. "Personne à part les mange mort étaient supposaient savoir qu'il était de retour. Mais tu as survécu, tu est le seul témoin."
"Et la dernière personne qu'il voulait mettre au courant de son retour était Dumbledore," dit Lupin. "Et tu peux être sûr que Dumbledore l’a su en premier."
"Pourquoi ça?" demanda Harry.


"Tu plaisante j'espère?" dit Bill incrédule. "Dumbledore était le seul qui faisait peur à tu-sais-qui!"
"Et grâce à toi, Dumbledore a été capable de rappeler l'Ordre du Phœnix à peu près une heure après que Voldemort soit revenu," dit Sirius.
"Alors, qu'est ce que l'Ordre fait?" dit Harry, en regardant autour de lui.
"Un travail très dur : nous nous assurons que Voldemort ne puisse mener à bien ses plans," dit Sirius.
"Est ce que vous connaissez ses plans?" demanda rapidement Harry.
"Dumbledore en a une bonne idée," dit Lupin, "et généralement les idées précises de Dumbledore se changent en réalité."


"Alors qu'est ce que Dumbledore estime qu'il a préparé?"
"Bien, premièrement, il veut se reconstruire une armée," dit Sirius. "Dans vieux jours, il en avait un nombre immense sous son commandement: sorciers et sorcières qu'il a convaincus ou obligés à le suivre, des manges-morts de confiance, et un grande variété de sombres créatures. Tu as déjà entendu qu'il recrutait les géants; bien, ils seront juste un groupe derrière lui. Il n'est pas certain qu'il essaye de faire pression sur le Ministre de la magie avec seulement 12 Manges-Mort."
"Alors vous essayez de l'empêcher de trouver des alliés?"
"Nous faisons de notre mieux," dit Lupin.
"Comment?"
"Bien, la principale chose est d'essayer de convaincre le plus de personne possible que tu-sais-qui est réellement revenu, pour les mettre sur leurs gardes," dit Bill. "A condition de ruser, ça peut marcher."
"Pourquoi?"
"A cause de l'attitude du Ministre," dit Tonks. "Tu a vu Cornelius Fudge après le retour de tu-sais-qui, Harry. Bien, il n'a pas changé sa position depuis. Il refuse absolument de croire ce qui est arrivé."
"Mais pourquoi?" dit désespérément Harry. "Pourquoi est-il aussi stupide? Si Dumbledore -"
"Ah, bien, tu as mis ton doigt sur le problème," dit M. Weasley avec un grand sourire. "Dumbledore."
"Fudge a peur de lui, tu vois," dit Tonks tristement.
"Peur de Dumbledore?" dit Harry incrédule.
"Il a peur de tout ce qui est au dessus de lui," dit M. Weasley. "Fudge pense que Dumbledore complote contre lui. Il pense que Dumbledore veut être ministre de la magie."
"Mais Dumbledore ne veut pas l’être-"


"Bien sur qu'il ne le veut pas," dit M. Weasley. "Il n'a jamais voulu du travail de Ministre, bien que beaucoup de personnes l'ont voulu au poste quand Millicent Bagnold s'est retiré. Fudge vint au pouvoir à sa place et il n'a jamais oublié la popularité de Dumbledore, bien que ce travail n’aille pas à Dumbledore."
"Cause profonde, Fudge savait que Dumbledore était beaucoup plus doué que lui, qu'il était un sorcier beaucoup plus puissant, et dans les premiers jours de sa fonction, il a demandé à Dumbledore de l'aider," dit Lupin. "Mais il semble être devenu amoureux du pouvoir, et beaucoup plus sûr de lui. Il aime être ministre de la magie et il a décidé de se convaincre qu'il était plus intelligent que Dumbledore."
"Pourquoi il pense ça?" dit Harry mécontent. "Pourquoi pense-il que Dumbledore veut juste montrer qu'il est meilleur que lui?


"Parce qu’accepter le retour de Voldemort ça voudrait dire l'arrivée de trouble contre lesquelles il n'a pas fait face depuis 40 ans," dit sérieusement Sirius. "Fudge n'a pas la capacité de lui faire face. C'est si facile de se convaincre que Dumbledore veut le déstabiliser."
"Tu vois le problème," dit Lupin. "Pour l'instant, le Ministre insiste sur le fait qu'il n'y a rien à craindre de Voldemort, ce qui rend très difficile de convaincre les gens qu'il est revenu. Et de plus, il tient la gazette du sorcier qui ne peut donc pas rapporter ce qu'a dit Dumbledore. Donc la communauté des sorciers n'est pas du tout consciente de ce qui arrive ce qui rend plus facile le travail des manges-morts si ils utilisent le sortilège de l'Imperium."


"Mais vous avez parlé à certain, non?" dit Harry en regardant M. Weasley, Sirius, Bill, Mundungus, Lupin et Tonks. "Vous avez averti les gens qu'il était revenu, non?"
Il sourirent tous avec humour.
"Ben, comme tout le monde pensent que je suis un tueur et que le ministre donne 1000 Gallions pour ma tête, je peux difficilement sortir dans la rue et parler aux passants, non?"
"Et je ne suis pas très populaire comme invité pour un dîner," dit Lupin. "Avoir un loup garou à table..."
"Tonks et Arthur perdraient leur travail au ministère s’ils commençaient à parler," dit Sirius," et c'est très important pour nous d'avoir des espions au ministère parce ce qu'on peut parier que Voldemort va essayer de prendre des sorciers du ministère sous sa botte."
"Nous avions décidé de convaincre plusieurs personnes," dit M. Weasley. "Tonks est l’une d'entre eux - elle est trop jeune pour avoir été dans l'Ordre du Phœnix la dernière fois, et avoir des Aurors de notre côté est un énorme avantage - Kingsley Shacklebolt est pour nous un grand atout aussi; Il est en charge de retrouver Sirius, alors il a dit au Ministre que Sirius était au Tibet."
"Mais si aucun de vous peut dire que Voldemort est revenu -" Commença Harry.
"Qui dit qu’aucun de nous a fait passer l'information?" dit Sirius. "Pourquoi penses-tu que Dumbledore a de tels problèmes?"


"Qu'est ce que tu veux dire?" demanda Harry.
"Ils essaient de le discréditer," dit Lupin. "Tu n'as pas vu la gazette du sorcier la semaine dernière? Ils disent qu'il y a eu une motion de censure envers lui parce qu'il était trop vieux et qu'il perdait la tête, mais ce n'est pas vrai; c'est le ministre qui l'a sortit après qu'il eut annoncé le retour de Voldemort. Ils le rétrograde de Chef Warlock de la Wizengamot - c'est la haute court des sorciers - et ils ont parlé de lui retirer l'Ordre de Merlin, Première Classe, aussi."
"Il n'y a pas matière à rire," dit M. Weasley rapidement. "Si il continue a mettre le Ministre sur ça défensive comme ça, il pourrait se retrouver à Azcaban, et c'est la dernière chose que nous voulons: que Dumbledore soir enfermé à Azkaban au moment ou tu-sais-qui réapparaît."
"Mais si Voldemort essaye de recruter plus de Manges-morts, ça va bien commencer à se savoir, non?" demanda Harry désespéré.


"Voldemort ne va pas vers les maisons des gens et frappe à leur porte. Il pratique tout ça en secret. Dans son cas, il veut rassembler ses alliés. Il a d'autres plans aussi, plans qu'il peut mettre en application très tranquillement, et il est concentré sur ça en ce moment."
"Et qu'est ce qu'il veut faire à part rassembler ses alliés?" demanda Harry d’une traite. Il pensait avoir vu Sirius et Lupin échanger un regard avant que Sirius réponde.
"Quelque chose qu'il peut seulement faire furtivement."
Comme Harry continuait a leur lancer un regard inquisiteur, Sirius dit, "quelque chose comme une arme. Quelque chose qu'il n'avait pas la dernière fois."
"Quand il était puissant?"
"Oui."
"Quel genre d'arme?" dit Harry. "Quelque chose de pire que l'Avada Kedavra -?"
"C'est assez!"
Mrs Weasley parlait depuis l'ombre à côté de la porte. Harry n'avait pas remarqué qu'elle était revenue. Ses bras étaient croisés et elle regardait l’assemblée, furieuse.
"Je vous veux tous dans votre lit, maintenant. Tous," ajouta t'elle, regardant Fred, George, Ron et Hermione chacun à leur tour.
"Tu ne peut pas nous-" commença Fred.
"Regarde moi," siffla Mrs Weasley. Elle tremblais légèrement alors qu'elle regardait Sirius. "Tu as donné à Harry beaucoup d'informations. Et plus que tu aurais voulu lui en donner."
"Pourquoi?" dit rapidement Harry. "Je me joindrais à vous, je veux vous aider, je veux me battre."
"Non."


Ce n'était pas Mrs Weasley qui parla cette fois, mais Lupin.
"L'Ordre ne contient que des sorciers majeurs," dit il. "des sorciers qui sont sortis de l'école," ajouta t'il avant que Fred et George n'ouvrent la bouche. "Il y a des dangers que tu n'imagines même pas, plusieurs de nous... Bref, je pense que Molly a raison Sirius. Nous en avons dit assez."
Sirius n'était pas d'accord mais il ne discuta pas. Mrs Wealsey fit signe impérieusement à ses enfants et à Hermione. Un par un, ils se levèrent et Harry, reconnaissant sa défaite, les suivit.

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